Chaque année, l'Union TLF publie son Panorama des transports de fret et de la logistique, référence statistique pour les professionnels du secteur. L'édition 2026, dévoilée en janvier 2026, s'appuie sur les données les plus récentes disponibles (principalement 2024, avec les premières tendances 2025) et mobilise les travaux du SDES, de l'Insee, d'Eurostat, du CNR et de l'université Gustave Eiffel. Le constat est clair : après plusieurs exercices de chocs successifs, le secteur se stabilise sans véritablement décoller.
La route reste l'ossature du transport de marchandises en France. En 2024, le transport routier a réalisé 305 milliards de tonnes-kilomètres, en hausse de 3,4 %, retrouvant son niveau d'avant-crise. L'ensemble transport-logistique représente 5,4 % du PIB français et 2,8 milliards de tonnes transportées tous modes confondus.
Cependant, cette reprise masque une fragilité structurelle : les transporteurs français n'assurent plus que 58 % du fret intérieur, une part en recul constant sur le long terme. Le cabotage, qui représentait 7,2 % des transports routiers nationaux en 2024, place la France au 2ᵉ rang des pays les plus cabotés d'Europe, derrière l'Allemagne. Les principaux pays caboteurs sont la Pologne, la Lituanie et l'Espagne, des concurrents dont les coûts opérationnels restent inférieurs.
Les motorisations alternatives progressent mais restent marginales : 98,7 % de la flotte européenne de poids lourds fonctionne encore au gazole. La France se distingue toutefois avec 3 % de motorisations alternatives, derrière la Suède (4,8 %) et la Norvège (4,2 %). Le marché de l'occasion représente désormais plus de la moitié des immatriculations, signe d'une prudence investissement dans les exploitations.
Les transporteurs français affichent 17,5 % de trajets à vide, contre 21,7 % en moyenne européenne. Cette performance s'est améliorée de 7 points en dix ans, preuve que l'efficacité opérationnelle des transporteurs français progresse. Pourtant, près d'un kilomètre sur cinq reste parcouru sans marchandise, soit un coût direct en carburant, en usure de matériel, en temps de conduite et en émissions de CO₂ sans contrepartie de chiffre d'affaires.
Sur une flotte de 20 véhicules roulant 120 000 km/an, un taux de vide de 17,5 % équivaut à environ 420 000 km improductifs chaque année. À 1,69 €/L HT de gazole (moyenne CNR 2025) et une consommation de 30 L/100 km, le seul surcoût carburant dépasse 210 000 € par an, sans compter l'usure pneumatiques, l'entretien et le temps conducteur.
Le Panorama 2026 met en évidence un paradoxe : la compétitivité-prix recule (tarifs spot en baisse de 3,2 % sur un an en France selon Upply), mais l'efficacité opérationnelle progresse. Les transporteurs français optimisent leurs ressources mais ne parviennent pas à traduire ces gains en marges. La pression tarifaire, accentuée par le cabotage et les écarts de coûts entre États membres, comprime la rentabilité malgré des progrès opérationnels réels.
Le fret ferroviaire reste fragile avec 32,6 milliards de tonnes-kilomètres en 2024. Toutefois, le transport combiné représente désormais 44 % des tonnes-kilomètres ferroviaires, contre moins de 25 % au début des années 2000. Le rail se repositionne sur les chaînes logistiques intermodales. Le maritime reste le mode le plus volatil : après l'envolée de 2021-2022, les volumes sont repartis à la hausse en 2024 (+8 %). Le fret aérien demeure structurellement minoritaire mais essentiel pour les flux à forte valeur ajoutée. Le fluvial peine à changer d'échelle malgré son rôle central dans les stratégies de report modal.
L'indice de performance logistique (IPL) de la Banque mondiale offre un éclairage international. En 2023, la France gagnait trois places et se hissait au 13ᵉ rang mondial, avec un score de 3,9 sur 5. Les progrès sont réels sur les processus douaniers et la capacité à expédier à coûts compétitifs. En revanche, la qualité des infrastructures recule légèrement, creusant l'écart avec les grands hubs européens comme l'Allemagne ou les Pays-Bas.
Pour le secteur transport-logistique, l'année 2025 a marqué une stabilisation après plusieurs exercices de chocs successifs. Selon Atradius, la croissance du secteur dans la zone euro s'est établie autour de +2,4 % en 2025, et l'activité devrait progresser d'environ +0,9 % en 2026. Une étude complémentaire commandée par l'Union TLF au cabinet Asterès (présentée en juin 2026) chiffre l'empreinte économique totale de la filière à 9 % du PIB et 3,2 millions d'emplois une fois intégrés les effets d'entraînement.
Chez Labatut Group, nous lisons le Panorama 2026 de l'Union TLF avec le regard du terrain. Ces chiffres, 305 milliards de tonnes-kilomètres, 17,5 % de trajets à vide, cabotage à 7,2 %, ne sont pas des statistiques abstraites : ce sont les réalités que nos conducteurs, nos exploitants et notre flotte affrontent chaque jour. Notre métier est le transport routier de marchandises. Notre engagement est la fiabilité : livrer à l'heure, dans les conditions prévues, en maîtrisant nos coûts d'exploitation. La réduction des trajets à vide, l'optimisation des tournées, la modernisation progressive de notre flotte et la formation de nos conducteurs sont au cœur de notre démarche quotidienne. Dans un secteur où la compétitivité-prix est sous pression et où les marges dépendent de l'efficacité opérationnelle, Labatut Group fait le choix de la performance durable, celle qui se mesure sur la route, au kilomètre près.
Le transport routier représente 305 milliards de tonnes-kilomètres en 2024 (+3,4 %), soit l'ossature du transport de marchandises en France. L'ensemble transport-logistique pèse 5,4 % du PIB et 2,8 milliards de tonnes transportées tous modes confondus.
Les transporteurs français affichent 17,5 % de trajets à vide, contre 21,7 % en moyenne européenne. Ce taux s'est amélioré de 7 points en dix ans, traduisant des progrès d'efficacité opérationnelle réels.
Le cabotage représentait 7,2 % des transports routiers nationaux en 2024. La France est le 2ᵉ pays le plus caboté d'Europe, derrière l'Allemagne. Les principaux pays caboteurs sont la Pologne, la Lituanie et l'Espagne.
La France se classe au 13ᵉ rang mondial de l'indice de performance logistique (IPL) de la Banque mondiale, avec un score de 3,9 sur 5.